Ambassade de Madagascar à Dakar-Sénégal
Communiqué de presse

"Compte tenu du débat soulevé par les déclarations de M. Manandafy Rakotonirina, je me fais le devoir d'apporter les précisions ci-après :

M. Manandafy Rakotonirina était présent à Dakar pour assister au 52è Congrès de l'Internationale Libérale, en sa qualité de Chef du parti MFM. Sur sa sollicitation, l'Ambassade avait demandé une audience en sa faveur auprès de SEM Cheik Tidiane Gadio, ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères de la République du Sénégal. SEM le minisitre d'Etat avait accepté de le recevoir, "à titre informel", le samedi 24 octobre 2004. Nous l'avions accompagné à son rendez-vous, moi et une Attachée de l'Ambassade, pour l'introduire auprès du ministre et c'est ainsi que SEM Cheik Tidiane Gadio nous avait invité à assister à la première partie de leur entretien. Les deux personnalités voulant par la suite se concerter en privé, je me suis retirée avec ma collaboratrice.

Compte tenu du caractère non officiel et informel de la rencontre, et par respect de la déontologie diplomatique, il n'est pas dans mes attributions de rapporter sur les médias les propos tenus lors de cette entrevue. Mon rôle consistait à en faire le compte-rendu auprès de mes chefs hiérarchiques. Ce qui avait fait l'objet de mes correspondances N° 03692/AMB/DAK/POL du 24/l0/04 et N° 04 132 /AMB/DAK/POL/SEN du 17/02/04.

Toutefois, durant l'entretien auquel j'ai assisté, j'affirme qu'à aucun moment je n'avais entendu SEM Cheick Tidiane Gadio déclarer que "si en 2004, une loi d'amnistie ne voit pas encore le jour, Madagascar n'aura plus de financements" (cf L'Express de Madagascar du 18/02/04 ).

Saisi sur la question par nos soins dernièrement, SEM Cheik Tidiane Gadio a exprimé sa grande surprise et sa contrariété. Il regrette que M. Manandafy Rakotonirina lui ait prêté des propos qu'il n'avait pas tenus et ait impliqué les "hauts responsables sénégalais" dans ce débat.

SEM Cheick Tidiane Gadio, ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères de la République du Sénégal, a, par ailleurs, assuré qu'il se prononcera incessamment sur la question par Note Verbale officielle, procédure en vigueur dans les relations d'Etat à Etat".

.: tribune 20/02/04 - Lila Ratsifandriamanana