Financement des partis politiques

Manandafy Rakotonirina, le président du Mfm, propose la considération de l’activité des partis politiques comme un service public et financé par l’Etat. Pour lui, c’est une manière de réguler le foisonnement et le discrédit qui collent aux partis politiques. Une manière également d’assainir la vie politique.
Le président du Tim, Tiako i Madagasikara, suggère le déplafonnement des financements et la fixation d’un taux élevé de caution pour pouvoir participer à une élection. Le but est d’éliminer les petits partis qui ne sont pas sérieux et de regrouper les partis moyens. Voninahitsy, quant à lui, soumet les partis à l’épreuve électorale avec une proportionnalité de financement par l’Etat au bout. Cette proposition éliminerait automatiquement les partis sans élus de la scène politique. Des recommandations sur ce financement des partis politiques sont ressorties des « Etats généraux sur les partis politiques » à Maibahoaka en septembre 2002. Celles-ci n’ont pas encore abouti en projet de loi devant l’Assemblée.
Rappelons qu’au cours du dernier trimestre 2003, une enquête de l’Instat a montré que 60% des élus et 69% des citoyens questionnées pensent que les partis ne jouent pas leur rôle dans le développement politique. Des résultats qui montrent la méfiance de l’opinion publique à propos des partis politiques. Or, les partis politiques devraient former un rouage essentiel du fonctionnement de la démocratie. Ils devront avoir un rôle de médiation entre les citoyens et le pouvoir. Pour l’instant, une vingtaine seulement sur 180 partis recensés officiellement a une visibilité dans la vie de la Nation, sans compter le phénomène « indépendants » au cours des élections.

I. Alain
(Stagiaire)
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express de madagascar 050404