L'HOMME DU MOIS Revue de l’Océan Indien Octobre 1998
RAKOTONIRAINY Germain N°2 du M.F.M
Le derniers des Briscards
RAKOTONIRAINY Germain (connu chez les Mafana- sobriquet désignant les militants MFM à cause de leur tempéramment de feu - sous le surnom de "LYNX") reste un des rares hommes politiques malgaches qui n'ait jamais tourné sa casaque. Ce desendant des ’’Zazamarofotsy d’Ambodrapeto Ambohijoky, Ex-directeur de est devenu Directeur de l'Ecole Nationale de Promotion Sociale de l’université de Madagascar(1974-1982),est, depuis décembre 1972, secrétaire général du parti MFM (anciennement, le parti des militants pour le pouvoir des prolétaires) dont le président national est Manandafy Rakotonirina.
Un parti qui a été presque toujours dans une logique d’opposition, tout d’abord contre le régime du général Gabriel Ramanantsoa (1973), puis face au directoire militaire(1975). Hormis la période socialiste où le MFM soutient Didier Ratsiraka à travers le FNDR (Front National pour la défense de la révolution) jusqu’en octobre 1990 date à laquelle le MFM devient le Parti pour le Progrès de Madagascar, à la suite de la libéralisation de la création des partis politiques.
Lynx
a été déjà Député de Madagascar, Conseiller du Premier Ministre Guy Willy Razanamasy pendant la période de transition, puis Ministre de l'Education Nationale dans le deuxième gouvernement du Premier Ministre RatsirahonanaGermain Rakotonirainy, fondateurs du RDVR (Rassemblement pour la défense des valeurs Républicaines), est aussi le co-auteur de l’opuscule ‘’Madagascar Naufragé Volontaire » un pamphlet dirigé contre le triumvirat Zafy Albert (Ex-président de la république, Richard Andriamanjato ( ancien Président de l’Assemblée nationale)- Fanscisque Ravony (ex-Premier Ministre), rédigé en collaboration avec José Andrianoelisoa [Président du CERES et actuel conseiller du Vice-premier Ministre chargé du budget Pierrot Rajaonarivelo], Charles Ranavela [Fihaonana], et Herivelona Ramanantsoa[actuel Ministre du territoire et de la ville.
Avec son regard de Lynx, notre Homme du moi, Germain Rakotonirina, nous livre une tréfond de sa pensée, à travers ses réactions « mafana »(à chaud), un tempérament caractéristique des partisans du MFM.
R.O.I. : Pourriez-vous nous donner un aperçu succinct de votre parcours académique et politique ?
GR :
J’étais au Lycée Galliéni, puis à l'Université Charles de Gaulle (actuelle Université d'antananarivo), en fréquentant doublement la Faculté de droit et la faculté des lettres, pour préparer ensuite mes thèses en France. Manandafy Rakotonirina, Franscisque Ravony et moi étions ensemble au lycée Galliéni dans les années 1962-1963, Après on s’est revu à la fac, période correspondant au vent de libéralisation pour les ex-pays colonisés, avec des mouvements de contestation dans le monde. Mai 68 en France nous avait beaucoup influencés. En 1969, Manandafy et moi avions rencontré Monja Jaona, leader du parti Monima auquel Manandafy avait adhéré par la suite ; j’étais resté à l’extérieur. On a organisé en 1972 le mouvement estudiantin et intellectuel de contestation du régime néocolonial dans le pays. Après le 13 Mai 1972, on a créé le parti MFM le 27 décembre de la même annéeROI : Vous êtes sociologue de formation. Quel regard porter vous sur la société Malgache actuelle en général ?
La société malgache est une société désarticulée qui est en train de se chercher dans le concert des nations. Des différences énormes sont décelées dans les diverses catégories sociales du pays ainsi qu’entre les diverses régions. Il y a des gens à l’ère de l’Internet, d’autres ne savent même pas lire ni écrire ; des régions n’ont même jamais vu voiture, alors que d’autres sont à l’ère du Boeing. La société est désarticulée car il y a un fossé énorme entre la minorité opulente et la majorité pauvre. Enfin, à l’ère de la mondialisation, à l’ère de l’ouverture vers l’extérieur, de la mise en place de la mise en place d’une société planétaire, un pays pauvre comme Madagascar rencontre des graves problèmes. Un petit pays comme Madagascar arrivera-t-il toujours à maintenir une identité culturelle, une identité nationale ? Peut on encore parler de Malgache avec le processus qui existe actuellement d’une manière sauvage, spontanée, sans aucune ligne politique de la part des dirigeants et même de la part des intellectuels malgaches ?
ROI : Une certaine « contradiction semblerait être décelée dans votre personnage : vous êtes un intellectuel et pourtant, vous sembleriez faire passer avant tout L’ACTION avant LA REFLEXION, n’avez vous pas l’impression d’avoir été toujours roulé par vos partenaire
GR : C’est jugement un peu hâtif ?
Toute action doit être toujours précédée d’un intense réflexion. Ma formation d’intellectuel m’oblige à faire une analyse profonde d’un problème donné. Ce qui me différencie peut-être des autres. Lorsqu’il y a une action que j’estime correcte, je prends le taureau par les cornes. C’est pourquoi généralement on me voit à l’œuvre dans les action, mais l’aspect réflexion, on ne la voit pas. Je ne crois pas que j’ai été dupé par les autres. Pour moi, il y a deux choses essentielles auxquelles je tiens, et qui manquent peut-être aussi dans le pays, : l’honnêteté intellectuelle, et l’éthique morale.
Peut être que mes partenaires du moment sont des gens sans vergogne qui n’ont pas épousé cette éthique.
C’est pourquoi, peut-être, je donne toujours l’air d’avoir été roulé, parce que j’observe toujours une ligne politique très précise et une honnêteté intellectuelle dans tout ce que j’entreprends.
R.O.I. : La plupart des adhérents du MFM ont été athées. Est-ce toujours le cas actuellement ? Pourquoi ?
G.R. : Je n’ai jamais rencontré de véritables athées au sein du MFM, de non pratiquants. Il s’agissait essentiellement, c’était dans le passé, d’une contestation des pratiques des gens de l’Eglise chez nous, partisans du MFM, nous nous étions rendus compte qu’il y avait une certaine malhonnêteté. Leurs pratiques ne correspondent pas toujours à leurs bonnes paroles. C’est la raison pour laquelle il y a cet aspect anti-clérical. On n’a jamais parlé de l’existence ou de la non-existence d’un Etre Supérieur ou Suprême qui est Dieu.
R.O.I. : Comment expliquer –vous le résultat de votre parti lors de la dernière législative avec seulement trois députés ? Vous-même étiez candidat dans le deuxième arrondissement.
GR : C'est facile à expliquer. En ce qui concerne la situation du MFM à Antananarivo, il y a d'abord essentiellement deux camps: les partisans du pouvoirs, là il n'y a pas de problème; et ceux qui sont dans l'opposition. Dans ce dernier camp, il y a encore deux catégories: une sereine, légaliste perçue comme une opposition médiane; l'autre dure à laquelle appartient le M.F.M.. C'est clair : l'opposition a remporté la victoire à Antananarivo. Les électeurs ont préféré la ligne douce que celle qui est dure. Les résultats du MFM sur l'ensemble du territoire posent un problème, car le MFM reste un parti très implanté. Nous n'avons pas de véritables notables, de gens crédibles qui ont l'étoffe des Députés. Le MFM est constitué de gens de niveau assez peu élevé. Je n'ai pas à me plaindre des pratiques effectuées par nos concurrents adversaires, je vois simplement nos faiblesses."
R.O.I : Selon les observateurs, le parti MFM a été
toujours à la tête de grands mouvements populaires comme celui de 1972 et de
1991. Serait-ce le parti des agitateurs ? Dans le même sens, vous
paraissez aux gens comme très habils à détruire et incapable de
construire.
G.R. : Non, il y a toujours cette idée que je prône : la
rigueur intellectuelle et l’honnêteté morale. Pourquoi renverse t-on un
régime ? Ce n'est pas simplement pour le plaisir de le réaliser, mais c'est
parce qu'il y a quelque chose qui ne marche pas. Et d'ailleurs, le peuple ne
répond pas à votre appel s'il ne se rend pas compte que vous possédiez la
ligne juste : ce que vous êtes en train de crier, de critiquer, est
quelque chose qui est vrai. Le MFM a toujours un projet de société, une ligne
politique précise, mais il n'a jamais eu l'occasion de le mettre en place. Les
gens au pouvoir ont piqué notre projet de société et l'ont accommodé
à leur manière. C'est très clair : en 1975 toutes les idées contenues
dans le "Boky Mena" (Livre Rouge) ont été prélevées par
Didier Ratsiraka dans notre journal "ANDRY" (Pilier) de 1969 à 1972.
Non seulement le vocabulaire mais aussi les concepts et le projet de société.
On avait été très séduit par Ratsiraka en 1975 parce que c’était notre
discours. Mais rien n’a été fait, tout ce qui y était écrit est resté
lettres mortes. Je crois que Madagascar aurait franchi un grand pas dans le
développement si on avait mis en œuvre tout ce qui était mentionné dans le
« Boky Mena ».
En 1984, le MFM a été le premier à parler du libéralisme en disant qu’une nouvelle ère s’installe dans le monde; le socialisme. C’est fini maintenant, on doit épouser le libéralisme économique et politique. C’est pourquoi Manandafy était candidat contre Ratsiraka lors des présidentielles de 1989. Après, Ratsiraka s’est mis au libéralisme. Mais son libéralisme sauvage où il n’y a aucune directive politique de la part de l’Etat. Quand j’étais ministre de l’Education nationale, du temps du gouvernement Norbert Ratsirahonana (novembre 1996-mars 1997), j’ai pu entreprendre beaucoup de choses au niveau de l’enseignement en cinq mois. J’avais demandé à rester un an et demi à la tête du ministère pour changer le système éducatif à mettre sur les rails. Ce qui a été à l’origine de mon « démariage » avec Ratsiraka qui m’a signifié que les instituteurs risqueraient d’être tous MFM. J’avais commencé les négociations avec les bailleurs de fonds en ce qui concerne le CRESED, puis mis en place un système de revalorisation et de motivation de la carrière des enseignants. A l’époque, le ministre du Sport, Théodore Ranjivason, un MFM, a mis en place le système de fonds TAFITA pour prélever des taxes sur le tabac et l’alcool afin de financer les athlètes malgaches. On a des idées, on veut les réaliser, mais on n’en a jamais l’occasion. Peut-être que la population ne nous fait pas encore confiance, et c’est pourquoi on n’a pas encore réussi à avoir le pouvoir.
R.O.I. : Vous avez fait « 72 ». V’avez-Vous pas des regrets au vu notamment de ce qui est advenu par la suite sur le plan politique et à l’enseignement en particulier ?
G.R. : Au mois de Mai 1972, le MFM n’existait pas encore ; il a été crée le 27 décembre 1972. Nous avons pris part au mouvement de 72 en tant qu’intellectuels des universités avec les étudiants. Il ne faut pas oublier que Mai 1972 suivait le vent de contestation de tous les mouvements dans le monde, en Europe essentiellement. Et si on analyse tous ces mouvements, c’était la contestation de la jeunesse contre le pouvoir des anciens, la gérontocratie. Dans un pays comme Madagascar, ce qui était vieux, c’était le néo-colonialisme. On voulait supprimer tout ce qui restait de la colonisation culturelle, économique, etc. Dire que ce mouvement a détruit peut-être l’autorité parentale sur les jeunes, ce n’était pas le MFM. C’était une crise d’autorité contre tout ce qui était ordre moral. Mettre tout cela sur le dos du MFM, c’est un peu forcer la dose. Notre lutte avec le gouvernement Ramanantsoa nous obligeait à avoir une étiquette car de mai à décembre 1972, on nous considérait comme des trublions qui contestent. On était contre tout ce qui était appareil politique
R.O.I. : Vous êtes co-fondateur du rassemblement pour le Développement des valeurs Républicaines (RDVR). Quelles sont les idées nouvelles prônées par cette plate-forme par rapport au MFM ?
G.R. : Le RDVR n’est pas une plate-forme, mais un front constitué de citoyens qui mettent ensemble des idées dont les bases découlent de la mondialisation, face à laquelle il faut à tout prix conserver une identité culturelle malgache. Face toujours à cette mondialisation, il faut que les nationaux (opérateurs, intellectuels…) gardent la direction du pays entraîné par ce vent qui, si on ne met pas des garde-fous, risque de faire disparaître tous les Malgaches. Nous ne serons plus que des êtres serviles qui vont travailler pour de forces extérieures. Il faut mettre en place un Etat de droit ayant une bonne gouvernance, un Etat de droit, conserver les valeurs républicaines, et supprimer toute tendance autocratique, monocratique, l’hégémonie d’un groupe ethnique et familial. Si l’on arrive à mettre en oeuvre ce front, ce sera un véritable parti de gauche dans le libéralisme. Pour le moment, il n’y a que quelques militants. Il faut effectuer une adhésion individuelle pour entrer au RVDR : ce n’est ni le MFM ni l’UNDD de Zafy. Il ne faut pas oublier que les Malgaches sont patriotes, nationalistes
R.O.I. : Que pensez-vous de l’arrestation d’un membre de RDVR à Toliara, il y a même eu mort d’hommes ?
G.R. : Toliara est un cas spécial, ça a été comme ça. Les premières révoltes à Madagascar ont eu toujours pour origine le Sud, dès 1915, avec les fameux « Sadiavahe », les plus durs dans la contestation du mouvement colonial.
En 1973, la révolte du Sud fut dirigée par Monja Jaona contre le régime de Philibert Tsiranana. Pourquoi donc Toliara ? Parce que c’est la partie de Madagascar la plus mal gouvernée, la partie oubliée du pays. Là-bas ; les exactions administratives, la loi du plus fort règnent. Face a cette situation, lorsque quelques citoyens arrivent à bien enregistrer des idées qu’ils croient être vraies et qu’ils doivent les défendre, ils ne s’arrêtent plus. La violence y règne très facilement. Ce sont des pratiques répressives courantes de l’administration face aux citoyens du Sud. Si c’était a Toamasina ou à Antananarivo, il n’y aurait pas eu morts d’hommes ni d’arrestation.
R.O.I. : Quelles sont exactement vos relations avec Manandafy Rakotonirina, on a même parlé d’un désamour ?
G.R. : C’est un jugement hâtif et extérieur. Ce sont peut-être nos tempéraments et comportements qui nous différencient. Cela a été toujours le cas : lorsque je suis à l’avant-poste, Manandafy est derrière, et vice-versa. Il est le président national du parti, moi le secrétaire général. Nos relations ne posent même pas de problèmes.
R.O.I. : L’opposition possède-t-elle une véritable force ? Y-a-t-il un leader ?
G.R. : On ne peur pas parler de l’opposition : il faut plutôt parler des oppositions. Les partis, groupes et associations possèdent chacun leurs tactiques, leurs pratiques et leurs objectifs. Leur comportement vis-à-vis du pouvoir diffère les uns des autres. Il y a une guerre des chefs et le problème de leadership. Ce n’est pas l’opposition de gauche en France où tout le monde s’est mis d’accord que le leader est Lionel Jospin. A Madagascar, les Manandafy, Ratsirahonana, Zafy et Ravony qui se disent chacun être homme d’Etat, qu’ils peuvent-être « premier ministrable », se trouvent au centre du problème. Vis-à-vis de Didier RAtsiraka, ils ont chacun leur mode d’emploi.
R.O.I. : Etes-vous toujours membre du SFFF (Cercle d’échanges et de réflexions pour le redressement) ? Si oui, comment les gens comme Blandin Razafimanjato, José Andrianoelison et vous-même pouviez-vous dégager une position commune sur les affaires nationales ?
G.R. : Blandin Razafimanjoto, José Andrianoelison, Charles Ranavela et moi-même étions tous ensemble dans le SFFF. A l’époque, nous dénoncions les pratiques du Président Albert Zafy par la négation même de l’Etat. Ce qui a abouti à son empêchement. Le RDVR, lui, défend l’identité nationale, les valeurs sociales et politiques des nationaux.
R.O.I. : Vous savez bien que l’AREMA détient la majorité au sein de l’Assemblé Nationale. A votre avis, quelle attitude devraient adopter les députés de l’opposition ?
G.R. : Ce n’est pas une question de nombre, mais un question de pouvoir. L’assemblée Nationale n’a aucun pouvoir au vu de la Constitution qui a été adoptée. Etre à l’assemblée Nationale n’a donc plus de sens. J’étais député de 1983 à 1990 et c’est exactement la situation de la législature de la IIème République que vivent actuellement les députés de l’opposition. Nous avions conclu à l’époque que c’était une assemblée Nationale et renverser le régime. On avait claqué la porte en 1990 en disant : « tout ce que l’on vous dit, vous l’acceptez comme juste, mais on ne va pas voter. On va s’expliquer dans les rues ». C’étaient mes derniers mots à l’ancienne Assemblée Nationale Populaire en mai 1990.
R.O.I. : Quelle est votre opinion à propos de l’instauration des provinces autonomes ?
G.R. : Je suis contre, et c’est la pierre d’achoppement entre Ratsiraka et moi. Je l’avais dit le 2 janvier dernier, lors de la réunion des partis politiques à Iavoloha. J’étais contre le maintien des six provinces, parce que tout le monde le sait, historiquement, ces provinces ont été créées par la loi-cadre de 1955 pour maintenir le fameux adage français « diviser pour régner ». C’était le seul objectif des six provinces qui peuvent constituer une base territoriale, politique, sociale, pour la division de Madagascar en six Etats autonomes et indépendants.
Pour moi , le choix de Ratsiraka de créer des provinces autonomes est dangereux. Madagascar doit rester une République, une et indivisible. Et puis, les six provinces n’ont jamais été capables de prôner le développement des différents faritany ou régions. Je suis plutôt pour l’installation de dix-huit régions au minimum. Tout le monde sait qu’il est facile pour Morondava, Toliara et Fort-Dauphin de venir à Antananarivo. Maintirano, de faire rentrer les impôts. Tant pis pour la mauvaise gouvernance, la misère du peuple. Le résultat est que, inévitablement, nous allons vers la sur inflation avec cette loi de finances 1998.
R.O.I. : On a entendu parler de vos mémoires. Ont-elles été déjà publiées ?
G.R. : Il ne s’agit pas de mes mémoires. Je ne veux pas encore parler de ma personne. Il ne faut pas encore mémoriser tout ce que j’ai réalisé. Mais je suis en train de mettre sur papier, dans la plus grande objectivité possible,, l’évolution socio-politique de notre pays, de1972 jusqu’à nos jours.
R.O.I. : On vous connaît surtout dans le macrocosme politique en tant que politicien. Mais dans la vie courante, qui êtes-vous au juste ?
G.R. : Je suis un bon père de famille qui aime l’art. Je joue de la guitare et du piano. J’apprécie aussi les variétés, la musique classique et la jazz. J’adore les belles lettres et les classiques comme Kafka, Dostoïevski, Montesquieu. La politique est aussi pour moi un art. Votre sentiment, votre feeling doit s’extérioriser dans votre ligne politique.
Interview réalisée par Jean-Carl Andriantavy