Le MFM disparaît de l’échiquier

Le parti MFM n’arrive plus à se faire une place sur l’échiquier politique.

Le fait de n’avoir pas constitué des listes aux élections dans les communes rurales laisse transparaître qu’il est aujourd’hui le grand perdant après les événements de 2001. Bon nombre de ses membres les plus influents ont tourné le dos au parti pour venir renforcer les rangs du TIM. Les régions réputées comme fiefs du MFM sont désormais conquises par la mouvance présidentielle, entre autres Ambatondrazaka, Fianarantsoa, Ambositra, Antananarivo. A cette situation des plus inconfortables s’ajoute le silence presque total de son président national, Manandafy Rakotonirina qui semblait depuis bien des semaines insensibles aux critiques lancées à son égard. Sa présence dans le cabinet de la présidence de la République n’est plus, en effet, qu’un signe de survie et ne rassure pas les rares militants qui, contre vents et marées, s’efforcent de sauver les meubles qui restent. Parmi lesquels l’ancien ministre Olivier Rakotovazaha. Ce dernier aura-t-il encore l’ambition de se présenter à l’élection et briguer la mairie de la capitale comme il l’a déjà fait lors des dernières élections législatives? Il a encore devant lui quelques jours pour cogiter sur la situation et décider par la suite.

«Laka Be Mampiray» se dévoile
Une nouvelle association dénommée «Laka Be Mampiray» est née. Elle a son siège à Sabotsy Namehana. Présidée par André Rakotoson qui participera pour la première dans la course à la mairie de cette localité, elle prévoit de réaliser un développement progressif et plus proche de la population. Aussi, afin d’annoncer officiellement sa candidature et présenter son programme politique, il invitera les gens des médias la semaine prochaine.

Alliance au «second tour»
Les listes communes du Firaisankinampirenena n’ont pas eu lieu. Si le TIM a pu couvrir toutes les circonscriptions électorales, l’AVI est quand même arrivé à disposer plus de deux ou trois listes dans chaque circonscription. Par contre, le RPSD tout comme le Teza a buté à de multiples difficultés à tel point qu’il lui était impossible de faire démarrer la machine du parti face à l’agression de l’autre RPSD qui gagne de plus en plus de terrain. Si l’alliance tant souhaitée au niveau du Firaisankinampirenena ne s’est pas réalisée au niveau de la constitution des listes pour les élections des conseils municipaux, beaucoup espèrent qu’elle le serait certainement au second tour pour la désignation des maires au cas où la coalition parviendrait à s’imposer face à l’offensive concertée des indépendants.

GDI 13/10/03