MFM - MANANDAFY RAKOTONIRINA MET EN GARDE !

   Suite aux casses scandaleuses de mardi dernier à Mahamasina, le comité directeur du MFM, en réunion le lendemain, a pris des résolutions, drastiques et fermes. Ainsi, le MFM déclare que la diffusion à la TVM, la veille de la tenue de ce meeting de Mahamasina, de l'émission de tous les scandales, ayant éclaboussé Pety Rakotoniaina (ancien PDS de Fianarantsoa et cadre dirigeant du parti), a déjà sous-tendu que du grabuge allait envenimer le meeting en question. Ce qui fut confirmé le lendemain. "D'ailleurs, de fortes rumeurs font état que, à la plus haute sphère du régime en place, un groupe de personnalités voudrait faire arrêter, voire même assassiner, Pety Rakotoniaina", fait remarquer le communiqué renfermant ces résolutions. Communiqué qui, de ce fait et signé par Manandafy Rakotonirina, met, avec fermeté, en garde : "le MFM tient à faire savoir que l'usage de la force, dans le règlement des divergences de vues politiques, n'apportera rien de positif à la Nation ni aux efforts de développement du pays".

  Enfonçant encore plus le clou, ce parti politique a littéralement traité d'"obtus ces détenteurs du pouvoir ayant harangué la population à ne pas assister à un meeting quelconque étant donné que Madagascar, de par le développement exponentiel des médias y existants, n'est guère une Nation bornée". L'opinion publique saura qui était cet illustre haut dirigeant étatique qui, ayant fait le tour des studios de radio et de télévision privés de la capitale la veille de ce meeting, est ainsi ciblé par le MFM.

  De toutes les façons, les "Mafana" rappellent à qui veut les entendre que "le consensus et la démocratie figurent parmi les points du deal établi entre le MFM et le candidat Ravalomanana lors de la campagne présidentielle. Aussi, le terrorisme et le muselage perpétrés contre ceux qui n'éprouvent pas les mêmes idées que soi n'honorent en aucun point notre ère". Notons que le président national du MFM occupe officiellement la fonction de conseiller spécial du président de la République. Bref, ces dérives autoritaires perpétrées mardi dernier ne cessent de recevoir des critiques acerbes et virulentes émanant de tout bord.

Tribune de Madagascar 17/05/03