MANANDAFY RAKOTONIRINA
NON AUX PDS MILITAIRES !

     Invité de la Radio ACEEM dans l'émission "Tsikaritra" d'hier à 12h :15mn, le président national du parti Mfm, Manandafy Rakotonirina, a livré ses points de vue sur la situation politique qui prévaut actuellement à Madagascar : démocratie, amnistie, réconciliation nationale, le Mfm face au régime, sa relation personnelle avec le Président de la République...
    En ce qui concerne la position de son parti vis-à-vis du régime actuel, Manandafy Rakotonirina a été très clair là-dessus : "Nous soutenons le président Ravalomanana et non le TIM". Le numéro Un de Mfm a précisé que cette décision de soutenir le président de la République a été prise après avoir consulté la base du parti et qu'il faudra, selon lui, réorganiser (parallélisme de forme oblige) une sorte de congrès national pour pouvoir "redéfinir" cette position du parti. Par contre, Manandafy Rakotonirina n'a pas mâché ses mots à l'endroit de quelques ténors du parti présidentiel qui "piègent" le président Ravalomanana en le poussant à pratiquer la politique de verrouillage dont quelques membres de son parti ont été victimes : Olivier Rakotovazaha (ancien ministre du Transport) exclu du gouvernement et Pety Rakotoniaina limogé de son poste de Pds de Fianarantsoa.
    Demandé à livrer ses observations sur la pratique démocratique du régime, le conseiller spécial du président de la République a admis que la démocratie recule actuellement à Madagascar. Et, il a appuyé sa thèse par deux faits tangibles et incontestables : la mise en place des militaires à la tête des quatres provinces et les tentatives de restriction à la liberté d'expression et d'opinion. D'après Manandafy Rakotonirina, il est temps de remettre aux civils les pouvoirs car ce sont ces 4 Pds militaires qui sont, selon son propre terme, à l'origine des "usages des forces" en faisant surtout allusion aux affrontements qui ont opposé dans la province de Fianarantsoa et de Tulèar les manifestants et les militaires. Par ailleurs, le président national du Mfm a insisté qu'on doit laisser les autres, même minoritaires, s'exprimer librement à condition de ne pas perturber l'ordre public.
    Bref, Manandafy Rakotonirina s'est efforcé de chercher le "juste milieu" en précisant qu'il n'est pas contre l'Amnistie et la Réconciliation nationale mais il faudra les faire dans l'intêret suprême de la nation. Et, il a confirmé ce qu'il a affirmé auparavant : la rencontre entre le président de la République et Pety Rakotoniaina aura lieu. Mais quand ?

Recueillis par

Rajaofera E

Madagascar Tribune 300603