Pety Rakotoniaina
« Reconstruire une nation est l’affaire de tous ! »

      « Le dialogue dont il est question ne doit exclure personne car on ne peut réduire le mal qui ronge le pays à la seule question d’échec de ce régime ni au seul conflit entre le pouvoir et l’opposition et encore moins aux événements de 2002! C’est une affaire nationale et le président Marc Ravalomanana doit prendre ses responsabilités en faisant en sorte que toutes les composantes de la nation puissent adhérer et prendre part activement à ce mouvement de dialogue. Les Nations Unies également doivent être le garant du bon déroulement de ce dialogue pour la reconstruction et pour le développement du pays ». C’est de cette manière que le président de l’association «Tambatra», Pety Rakotoniaina conçoit les conseils de Kofi Annan à l’endroit du pays lorsqu’il a parlé de dialogue.
    Pour Pety Rakotoniaina, le problème ne peut être réduit à une affaire qui met aux prises l’opposition et le pouvoir. Il ne s’agit pas seulement de résoudre des conflits ayant trait à la dernière élection présidentielle. Il s’agit davantage de mode de gouvernance qui engendre résistance passive, perplexité et suspicions au sein des populations, des citoyens et des agents économiques. « Ce n’est pas la première fois que Pety Rakotoniaina a réclamé une table-ronde du genre », a-t-il indiqué mais il a fallu attendre que les Nations Unies, les bailleurs de fonds la recommandent pour que le pouvoir s’y attelle.
    Une table-ronde nationale financée par le pouvoir
    Cela n’empêche que le maire de Fianarantsoa ville est satisfait de l’initiative du Secrétaire général des Nations Unies. Le président du « Tambatra » va plus loin car il réclame maintenant que le chef de l’Etat ne se dérobe pas. Il pense que Marc Ravalomanana doit saisir cette opportunité offerte par les Nations Unies pour le financement d’une table ronde qui doit aboutir à une convention entre toutes les parties, formations politiques, ONGs, sociétés civiles, associations, bref de toutes les forces vives de la nation.
    En matière de « réconciliation » politique et sociale, le « Tambatra » a déjà conduit la sienne. Toutefois, il faut la consolider concrètement par des actions économiques, laisse-t-il entendre. Pety Rakotoniaina ne manque pas de suites dans les idées. En effet, il pense déjà à des actions à conduire au niveau des régions et communes. Il faut dire que son séjour en Espagne l’a instruit davantage sur la manière ou les stratégies de lutte contre la pauvreté.

Madagascar Tribune 05/04/06